● J'sais pas ce qui m'arrive mais en ce moment, j'ai tout le temps envie d'écrire. Envie d'écrire tout ce qui me passe par la tête, et il y en a des choses. Certains n'aiment pas comment j'aligne les mots les uns après les autres, mais pour être poli, j'm'en fiche un peu. Ceux là n'apportent pas un grand intérêt à ma vie.
● J'pourrais parlé de mes deux meilleures amies d'en ce moment. Elles me suivent partout. Je ne peux pas m'en séparer, cela dit, j'les aime pas forcement en fait. Elles ont une couleur assez remarquable. Oui tout le monde me voit avec elles. Elles ne me font pas honte non, mais... Bref. J'espère bientôt mettre un terme à notre amitié, née il y a seulement quelques jours.
● Sinon, j'pourrais changer de conversation et me diriger vers l'activité qui me prend la plupart de mon temps libre. Encore une journée passée là bas avec Eux. Ce soir, j'ai plus de lèvres. Il pourra confirmé, il est pareil... C'est un vrai travail de tyran. Mais put*n c'que c'est satisfaisant lors des concerts. On met un an pour monter un programme. Et en une soixantaine minutes, tout disparaît. Enfin, pas totalement, notre satisfaction personnelle et la satisfaction commune restent présentes. Et on recommence. Et ce, d'année en année. Et dire qu'il y a encore quelques mois, j'voulais tout arrêter... Heureusement que l'on m'a remis dans le droit chemin et qu'ils sont là pour me soutenir. Je sais que j'en ai déçu certains, un particulièrement, j'suis sincèrement désolée. Mais c'est sur : c'est reparti pour un an ensemble. Nous, ce sont des heures entières à refaire les mêmes mesures. Ces mesures parfois difficiles rythmiquement. Et quand on y arrive enfin, on est heureux. Entre ces heures là, on s'accorde tout de même quelques pauses clopes et rigolades. Juste de quoi détendre l'atmosphère. Pour faire court : so happy together. =)
● Je saute du coq à l'âne. Ce matin en l'attendant, j'regardais les voitures passées. J'aime bien m'imaginer la vie des gens. Une voiture familiale passe. La femme conduit. Le mari est du côté passager. Les enfants sont derrière. Peut-être allaient-ils déjeuner chez de la famille. Peut-être revenaient-ils du marché. Ou bien peut-être qu'ils se promenaient tout simplement. Une seconde voiture passe. Toujours une familiale. Mais cette fois, c'est l'homme qui conduit. La femme dort à côté bouche grande ouverte. Et les enfants se chamaillent à l'arrière. Où vont-ils ceux là? Derrière cette voiture se trouve une personne dans sa voiture de fonction. C'est un agent postier. Il s'arrête près de moi. Relève le courrier dans cette boîte. Et repart. Il ne va pas débaucher tout de suite celui là. Oh, j'entends une sirène. Sapeurs Pompiers? Gendarmes? Officiers de Polices? Un gendarme dans une Renault [sans citer de marque bien évidement]. Il est seul, sirène allumée. Et bien sur à plus de cinquante kilomètres par heure. J'espère au moins que c'est une urgence. Un accident? Un cambriolage? Je ne sais pas et ne le saurai jamais. Une camionnette me surprend dans mes pensées. Le chauffeur est au téléphone. Ca lui coûtera de l'argent et des points si jamais il se faisait prendre. Il a sûrement une bonne raison lui aussi. C'est tout de même bizarre, des gens sur une route. La route est à tout le monde. Les personnes dépensent de l'argent pour pouvoir conduire dessus. Il faut avoir ce papier rose. Certains conduisent sans et sont donc en infraction. D'autres en font tout en conduisant en grillant les feux rouges, en oubliant de mettre un clignotant, ou alors pour protéger leur vie, en oubliant de mettre leur ceinture de sécurité. Je connais une personne qui ne met jamais sa ceinture. C'est intriguant qu'au vingt-et-unième siècle, avec tout ce qu'on voit à la télévision, tous les morts causés à cause d'un simple oublie ou alors d'un simple ''Oh ça m'agace la ceinture.'' des personnes réagissent encore comme ça. M'enfin.
● Ca me rappelle une conversation de l'autre jour. A table j'ai lancé un mot, le mot de trop pour certains. Les homosexuels. Comment peut on être ''raciste'' envers eux? L'homophobie existe encore de nos jours. C'est incroyable. Pourquoi des personnes s'entêtent à critiquer les gens qui s'aiment. J'aime un garçon, très bien j'suis dans les ''normes''. Oh mais dit donc si jamais j'avais le malheur d'aimer une fille. Mais quelle honte. Une fille qui aime une fille. C'est inconcevable. Une personne a même dit que c'était une maladie. L'homosexualité, une maladie? Mais faut sortir le week end. Il ne faut pas regarder que sa petite personne. A quoi bon critiquer, à quoi bon se moquer des gens heureux? Je peux encore comprendre [et c'est un bien grand mot] la génération de nos grands-parents voir de nos parents. Mais un adolescent de dix-sept ans?! Qu'il dise que c'est une maladie? Je n'arrive toujours pas à comprendre. Et j'pense que je n'y arriverai jamais d'ailleurs. Ca ne m'empêche quand même pas de dormir. Heureusement.
● Le soir. Dans mon lit. Avant de penser à m'endormir. Je pense à une personne. Une personne chère à mes yeux. Ce qui est étrange, c'est que le matin, en me réveillant, cet être envahie encore mes pensées. Je me pose souvent la question si c'est un acte naturel, ou si alors je me conditionne, moi, toute seule, toute la nuit, à penser à cette gente au réveil. Encore une question sans réponse. Juste une de plus. Ce qui me paraît bizarre aussi, c'est que j'arrive à sentir son odeur. Quand je me concentre, j'le sens près de moi. Ce n'est sûrement qu'une envie. Et donc mon esprit se contente de percevoir entre guillemets son parfum. Encore un fait surnaturel inexplicable.
● Les gens sont sur les nerfs en ce moment. Pourquoi? A l'approche du baccalauréat? Sûrement. Mais pour les personnes qui n'ont pas d'examen cette année? C'est sûrement par peur de l'avenir, peur de perdre certaines personnes. Comme la réaction de ce matin par exemple. Je n'ai toujours pas compris. Je te disais juste de dire à quoi tu pensais. Tout simplement. Mais bon, c'est pas grave. Je sais qu'il ne faut pas s'attarder sur ce sujet avec toi. Voilà tout.
● Un autre sujet me préoccupe actuellement. Le pouvoir d'achat. En début d'année en Sciences Economiques et Sociales, on en parlait régulièrement. Probablement à cause des médias. Ils en parlaient tout le temps eux. Il baisse encore de jours en jours mais c'est un phénomène que l'on oublie. Que l'on oublie trop vite d'ailleurs. Beaucoup de personnes ont recours aux associations d'aide contre la faim. Des personnes meurent chaque jour de malnutrition. Faudrait peut être se réveiller, on est en Europe. En France. La France est un pays industrialisé j'rapelle. Aucune personne ne devrait être en tel manque. Je plains les générations futures. La notre par la même occasion. On trimera toute l'année pour se payer des vacances si vacances on aura. Et on mangera le strict minimum. Pas de grands festins. Pour noël? La poule [faute de dinde, ça coûte trop cher] que l'on aura gaver pendant un an. Au supermarché, on prendra la marque pouce, top budget ou encore la marque repère. On ne pourra même pas s'offrir [oui je dis offrir et non acheter car ça sera devenu un luxe] des fruits et légumes frais. Tout sera surgelé, sans goût, sans couleurs. Les industries d'aliments ultra-chimiques auront remplacés l'emplacement des fermes agricoles. Les campagnes seront devenues des zones industrielles d'Organisme Génétiquement Modifiés. Toute la population sera concentrée dans des HLM. Les enfants n'auront comme seule aire de jeux, la rue. C'est tout de même effrayant cette vision des choses...
● Je pense que j'vais arrêter mon monologue sur ces mots. J'aurai de l'estime pour les gens qui auront eut du courage de lire ces ''quelques'' lignes. Et oui encore un samedi soir toute seule. Ca fait réfléchir au fond. Et pour une fois j'me lamente pas sur mon sort. De mieux en mieux je trouve.