___ Cette musique peut être divisée en plusieurs parties, comme un peu un texte et son schéma narratif. Le début est calme, c'est la naissance. L'apparition dans ce triste monde. Le début d'une longue et périlleuse aventure qu'est la vie. Vers la cinquantième seconde, le rythme s'accélère. Cela peut être comparé à l'adolescence. Cette période où l'on fait tout et n'importe quoi [avec beaucoup de n'importe quoi quand même], où l'on peut faire des choses que l'on regrette ensuite. Cette période de la vie aussi où l'on déteste ses projéniteurs, et qu'on crie sur tous les toits qu'à 18 ans on se cassera de la maison. Baliverne, parce qu'en fait on l'apprécie trop ce cocon familial pour le quitter. Ensuite le calme est rétablie, c'est la routine. Toujours et encore. On se lève à telle heure pour aller travailler à telle heure. On revient le soir à telle heure. On s'occupe des gosses. On prépare le dîner pour manger à telle heure. On regarde le film de 20h50. On se couche. On dort [ou pas]. Et voilà, on recommence le lendemain. Encore et encore. Et ceci jusqu'à la fin de sa carrière. D'ailleurs une minute après la première accélération rythmique, il y en a une seconde. C'est l'heure de la retraite. Plus aucun souci d'augmentation, de congés, de prime... etc. C'est l'heure de profiter de la vie parce que la fin approche à grand pas [malheureusement]. Cette musique se termine sur un accord de piano. L'accord de fin [peut-être même un accord parfait à l'état fondamental comme on apprend au solfège]. Bref, cet accord de fin est très explicite... C'est l'heure de se retirer de ce monde pour faire place aux mini-êtres.
Ainsi va la vie.